Jenny Holzer est la première femme à avoir été récompensée par le Lion d'or à la Biennale de Venise en 1990, depuis elle a gagné bon nombre de prix et a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 2000. L’artiste partage depuis plus de 40 ans sa vision inquiète du monde, invitant le public à réfléchir, débattre et, surtout, (ré)agir. Jouant avec les messages et les media des médias, la communication visuelle et écrite occupe une place significative dans son œuvre. Figure du féminisme en art, son travail explore l’appropriation des espaces de visibilité. De manière générale, Jenny Holzer projette et met en forme des textes, sur quantité de supports différents. Bandeaux électroniques, façades, affiches, bancs de pierre, T-Shirts, voitures, magazines, sites internet… Cultivant ainsi, au sein de l’Art Conceptuel, une forme de Public Art Text, ou d’art textuel dans l’espace public. Dans les années 1970, elle placardait ainsi les murs de Manhattan avec ses textes en forme de posters, aujourd'hui Rio, Paris, Stockholm et Berlin projettent ses mots sur les façades de leurs villes ou les font défiler sur des enseignes lumineuses et des rubans à cristaux liquides LED, une technologie qui marque sa signature. Artiste engagée depuis toujours, le Whitney Museum de New York expose aujourd'hui à côté de ses œuvres plus intimes comme Thorax (2007), Purple (2008) ou encore Red Yellow Looming (2004), des sérigraphies travaillées à partir de documents déclassifiés sur l'invasion des USA en Irak.
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